Souvenez-vous, aux débuts de ce blog, il y a 4 mois, je vous annonçais dans une note (ma seule à avoir par ailleurs connu un réel succès) que les applications smartphone, et plus particulièrement iPhone, étaient en train de marquer un réel tournant auprès du grand public.
Et quand je parle de tournant, je ne parle pas d'utilisation. Non, l'utilisation, ce n'est pas à mon sens le plus important. Ce que j'attendais, c'était de pouvoir observer une réelle appropriation de ce média par le public en tant que diffuseur.
De la même manière que nous sommes passés de la seule contemplation de sites internet à l'écriture de blogs; que nous sommes passés de la simple vidéo en ligne à l'UGC et aux podcasts; j'attendais que quelqu'un ouvre la voie de l'application iPhone personnelle. Car comme je l'expliquais dans ma note, le développement d'iPhone apps basiques s'est démocratisé, ce qui constitue une vraie mine d'or pour la promotion de contenu (web-show, album, littérature...) comme pour le personal branding.
Et ne voilà-t-il pas qu'une jeune chef de projet dans la communication décide de créer son application iPhone en nom propre pour booster sa carrière et convaincre ses futurs recruteurs!
Je souhaite donc tous mes vœux de réussite à cette candidate, et espère que d'autres suivront son exemple.
J'attends toujours qu'un artiste peu connu, voire mieux, un blogueur à contenu original (n'est-ce pas Vinvin!) réussisse à se faire connaître via le fabuleux potentiel de bouche-à-oreille que proposent les apps.
C'est la nouvelle qui a attiré l'attention de la sphère internet ces dernières semaines: Google s'est lancé dans le réseau social avec son service Google Buzz.
Google Buzz, qu'est-ce que c'est?
Rien de bien innovant malheureusement. Il s'agit d'un service social intégré à Gmail vous permettant de suivre un réseau "d'amis", et plus particulièrement leurs activités ainsi que les informations qu'ils souhaitent partager. Ainsi, on peut poster des "updates", partager un article de journal, lier ses comptes twitter, picasa... Vous l'aurez compris, il s'agit ni plus ni moins d'un "facebook killer", le principe étant le même, si ce n'est qu'il se veut peut-être un peu plus sérieux.
Sur le papier l'idée est bonne. J'étais même extrêmement enthousiaste lorsque mon compte a été activé, pensant que Google allait encore me bluffer en me proposant un nouveau service indispensable au quotidien. Quelle ne fut pas ma déception. Si l'idée est bonne, son application est ratée sur de nombreux points.
Point de vue technique.
Ainsi, l'interface et son utilisation sont parfaitement immondes. Et le mot n'est pas trop fort. Le design se veut épuré, mais n'est que basique. Lorsqu'on souhaite faire disparaître une info, il faut cliquer dans les options de celle-ci, choisir "ignorer", puis l'info disparaît dans un magnifique fondu enchaîné... qui dure trois secondes.
Faire disparaître une info sur Buzz = deux clics et 5 secondes
Faire disparaître une info sur Facebook = un clic, 1 seconde
Donc, deux ans de retard uniquement pour l'ergonomie et l'expérience utilisateur (on dirait facebook à ses débuts, en pire).
On a donc en première impression un service peu fluide, assez frustrant pour un internaute averti. Mais ce n'est malheureusement pas tout. Car si l'on perd du temps à supprimer des infos, c'est aussi parce que celles-ci débarquent en masse! Je n'en suis pour le moment encore qu'au stade où je fais joujou avec l'outil. Et voici une expérience que j'ai menée qui se révèle assez révélatrice. J'ai ajouté lors de mes errances "buzziennes" (buzziesques?) le fameux blogueur "Gonzague" dans les personnes que je suivais. Pour ceux qui ne connaissent pas, Gonzague est dans sa jeune vingtaine, travaille dans le numrique, est un blogueur hyperactif, et est un exemple parfait de la génération digitale. Un cobaye rêvé pour Buzz me direz-vous? Voyez plutôt...
Vous ne rêvez pas, Buzz m'impose (inflige?) la vie de Gonzague heure par heure. Pourquoi? Précisément parce qu'il utilise pleinement le service. Ses twitts + ses posts + son album Picasa + ses "buzz" me racontant sa dernière expérience culinaire (impliquant des céréales caramélisées conjuguées au saveurs de la noisette du Piémont dans une pâte chocolatée) me rendent dingues. 15 updates en deux jours!!! Moi qui ai déjà du tri à faire dans mes flux RSS... Bref, je vais être devoir arrêter de le suivre, alors que son travail "sérieux" m'intéresse.
Techniquement donc, le produit n'est "pas sérieux". On ne propose pas un produit inutilisable au consommateur.
Innovation?
Perdu! Aucune innovation dans ce service. Non seulement il s'agit d'une version lourde d'un facebook sauce Google, mais en plus les services mails concurrents proposent ces services depuis déjà aux moins deux ans, comme Windows Live ou Yahoo!.
On aurait alors pu imaginer que Google allait apporter sa touche magique qui rendrait le produit "sexy". Pas du tout! Aussi mauvais que ses services concurrents, et donc voué à l'échec, comme eux.
Sans parler :
...du débat concernant la vie privée qui a suivi le lancement du site. Ce service permet de retrouver quelqu'un sans avoir son adresse mail et de le suivre, et les commentaires sur votre profil sont publics. Une demoiselle expliquait fort bien sur son blog comment son ex qui la harcelait l'avait retrouvée grâce à Buzz, et le malaise qui s'est installé lorsque son réseau a été témoin de ses déclarations houleuses (malheureusement pas de lien, la jeune dame a bloqué son blog suite à ce harcèlement). Google s'est donc vu obligé, dés le troisième jour, de corriger ses paramètres de confidentialité. Un aveu d'échec sur la qualité du service en somme.
...il y avait quelque chose de beau à faire avec ce service. D'où ma déception qui se fait toujours plus grande à ce sujet. En effet, comment ne pourrait-on pas être satisfait par un réseau social communautaire sérieux, puisque centré autour du service Gmail. Facebook reste un outil à l'esprit léger pour la plupart de ses utilisateurs notamment car il ne propose pas un service mail. Mais imaginez que demain cela soit possible. Ne seriez-vous pas tenté de rendre votre Facebook plus sérieux afin de centrer votre vie sociale online via cet outil? Une adresse mail en @fbook.com, un réseau d'amis divisé en communautés bien distinctes, qui n'auraient pas tous les mêmes droits sur votre profil...
Depuis une seule page web, vous pourriez gérez tout-à-tour votre réseau familial, intime, professionnel. Si Google avait cherché à répondre à cette attente,ce service serait devenu inévitable. D'autant que la pénétration de celui-ci aurait été rapide grâce à sa communauté de "Google addict" qui aurait servi de base pour répandre son utilisation.
Si Google veut réagir, il doit le faire vite, très vite. Étouffer ce faux-départ, et lancer un service propre, orienté "expérience utilisateur" et offrant plus d'options de personnalisation pour la gestion du réseau.
Je ferai d'ailleurs prochainement un second billet sur ce thème, présentant mes humbles suggestions sur ce que pourrait être un "bon" service communautaire Google à mon goût, et les débouchées marketing qu'il présenterait.
Petit rappel pour les néophytes ne connaissant pas Seesmic.
Seesmic est une application développée à l'initiative de l'entrepreneur français Loïc Le Meur permettant d'améliorer la visibilité et l'organisation de ses tweets. L'application prend trois formes: Seesmic Web (interface online), Seesmic Desktop (application Windows) et Seesmic pour smartphones.
L'avantage de Seesmic est que grâce à son ergonomie et l'exhaustivité de son interface, il permet une utilisation optimale de Twitter. Il peut ne pas apparaître nécessaire ni utile pour un twitter occasionnel qui donne à son compte la même importance que son profil Facebook. Mais pour un blogueur, un responsable de veille, ou tout particulier cherchant à être informé via le real-time web, il s'agit de la meilleure utilisation de Twitter possible.
Cette petite explication passée, nous comprenons donc les limites de Seesmic, et indirectement celles de Twitter. Seesmic est un "must have" pour les internautes fortement investis dans le 2.0, mais un particulier qui ne correspond ni à la génération Y ni aux digital natives n'ira pas de lui même vers cette solution, trop "pro" pour ses besoins.
Et pourtant, en Twitter sommeille un merveilleux potentiel marketing. Alors qu'aujourd'hui le bouche-à-oreille est le meilleur argument de vente, qu'il soit online ou classique, la majeure partie de la population reste réfractaire à Twitter, pensant pour la plupart qu'il s'agit d'une application stupide sur laquelle ne circulent que des inepties. Les marques communiquant sur Twitter perdent donc un public qui ne réalise pas qu'il pourrait disposer de services et informations en temps réel, et surtout en direct avec les responsables de la marque.
Et c'est là que le dernier né de Loïc Le Meur arrive, j'ai nommé Seesmic Look. Seesmic Look apporte une nouvelle dimension à Twitter. D'un point de vue design et ergonomie bien sûr, mais pas seulement. En effet, si le nouveau Seesmic s'appelle Look, c'est que sa nouvelle ergonomie permet de s'intéresser à Twitter en restant un simple spectateur.
Le menu de Seesmic Look permet, à la manière d'une télévision, de choisir des "chaînes" nous intéressant (politique, actualité, célébrités,...), et de laisser apparaître de manière dynamique et légère ces twitts à l'écran, laissant ainsi la place à un flot d'informations en continu et temps-réel, aux animations agréables au regard. Ainsi, les twitts apparaissent et disparaissent de l'écran, à la manière de bulles remontant à la surface de l'eau.
Cette ergonomie est particulièrement adaptée pour les possesseurs de tablettes tactiles, mais elle prend aussi un nouvel intérêt, comme Loïc Le Meur en fait la démonstration lors de la démo, en reliant votre terminal à un grand écran et en navigant dans celui-ci à l'aide d'une télécommande. On se retrouve à consulter le flot d'information Twitter comme si on regardait une chaîne TV spécialisée. Vous aimez rester informé? Vous regardez régulièrement les chaînes d'informations? Vous pourrez choisir de consulter la chaîne "actualité" de Seesmic Look. Vous voulez vous concentrer sur une actualité précise? La chaîne #Haiti est consultable. Vous êtes fan de jeux-vidéos et souhaitez être au courant de toutes les nouveautés? Même démarche.
Toutes ces fonctions sont déjà disponibles sur Twitter, mais l'ergonomie de Seesmic Look permet de mieux diffuser ces possibilités en améliorant l'expérience utilisateur.
Seesmic Look présente donc de nouvelles opportunités en matière de marketing, puisque toutes les grandes marques ont tout intérêt à créer leur chaîne sur cette interface afin de la mettre à disposition de leur clientèle. Ainsi, la relation entre marque et consommateur devient plus intense, en rajoutant le facteur du real-time à celui du social web.
C'est donc une excellente innovation qui nous a été délivrée aujourd'hui par Loïc Le Meur, et on lui souhaite tout le succès possible pour cette application, puisque cela signifierait que la dimension Twitter aura été totalement et profondément intégrée aux stratégies marketing de 2010.
Pour celles et ceux qui ne connaissent pas Seesmic, session de rattrapage. Seesmic est un client Twitter permettant de gérer l'ensemble des ses messages sur une interface unique et ergonomiquement optimale. Si vous voulez l'essayer, je vous conseille de commencer avec Seesmic Desktop.
Je suis passé au travers hier, mais heureusement pour moi, Techcrunch nous signale le teaser intelligent et subtil lancé par Loïc Le Meur -fondateur de Seesmic- pour le lancement de sa nouvelle application, Seesmic Look. It looks like Loic is getting ready to launch Seesmic Look
Cette application sera dévoilée demain à New York, et il sera possible de suivre l'évènement sur le site officiel. Seesmic Look doit être une version de l'application destinée au grand public et, selon les dires de Loïc Le Meur, il s'agira d'une expérience "proche de celle de la télé".
Bienvenue dans ma volière!
Ici on piaille sur le web, les geekeries, le e-commerce... Mais on parle du reste aussi.