Franchement, quand on voit ça, comment en vouloir aux journalistes qui diabolisent les réseaux sociaux et jeux en ligne?
Franchement, quand on voit ça, comment en vouloir aux journalistes qui diabolisent les réseaux sociaux et jeux en ligne?
Rédigé le 22/03/2010 | Lien permanent | Commentaires (11) | TrackBack (0)
Aujourd'hui, j'ai reçu un twitt concernant un service Google dont je n'avais jamais entendu parler auparavant: Xistence.
"Qu'est-ce qu'Xistence?", me demanderez-vous. Et bien il s'agit d'une réponse aux activités chronophages qu'implique une vie 2.0. Cela concerne essentiellement le partage d'informations qui a lieu tout au long de la journée via Facebook et Twitter.
Pour mieux comprendre, prenons mon cas. N'oublions pas qu'avec cet exemple nous n'avons que les chiffres d'un jeune blogueur, essayez d'imaginer ce que cela donne pour un blogueur averti dont l'activité sur le 2.0 est bien plus importante.
Évidemment, tout ceci prend du temps. 3 à 4 heures par jour sont nécessaires. Mais jusqu'à présent, le moyen de limiter la consommation horaire était, comme pour tous, le multi-tasking: twitter devant la télé, consulter les infos au petit-déj. Après tout, ça ou lire le journal papier... peu de différence, même si consulter les deux s'avère plus intéressant ;-) Mais ici, on nous apprend que Google a décidé d'apporter une solution à cette "perte de temps", pour les internautes qui cherchent juste à partager leurs sources, alors qu'ils ont autre chose à faire. Et cette idée, c'est Xistence. Je vous laisse apprécier la vidéo de présentation du service.
Pour les non anglophiles/phones, une explication rapide: Le service Xistence vous propose d'entrer les flux RSS que vous suivez, de connecter vos comptes Twitter et Facebook, et "boom" (non, ça ne fait pas des Chocapics), le service générera automatiquement des twiit, des statuts facebook et autres partages d'infos 2.0. Comme le dit le slogan de fin:
"Because life is too short for social interaction" / "La vie est trop courte pour qu'elle soit sociale"
Et là forcément, j'ai eu peur. "Quoi? Mais c'est la porte ouverte au spam permanent, j'y crois pas?!" fût ma première réaction. Puis une pause. Je commence à sourire. Je m'aperçois que la page présentant le service ne contient que deux liens. La barre d'adresse et l'URL ne correspondent pas aux pages Google. Je prends un peu de recul. "Mais comment ai-je pu y croire ne serait-ce qu'un instant?" dis-je en me frappant le front du plat de la main.
Et oui, le site est un faux, une contrefaçon. Je cherche un peu plus de renseignements sur le web, et effectivement, il s'agit d'un fake. Quelques minutes après, alors que je choppais le lien de la vidéo pour cet article, firefox me le signale comme étant dangereux, et ce pour une raison évidente: le risque de phishing.
Qu'est-ce que le phishing? Le plus souvent, cela consiste à diffuser un lien qui redirige la victime vers un site ressemblant à celui d'un organisme d'autorité (banque, assurances,... google...) accompagné d'un message l'invitant à saisir ses identifiants. Une fois les identifiants récupérés, ils seront utilisés pour exploiter ses comptes à son insu (virements bancaires, usurpation d'identité,...).
Généralement, les messages de phishing jouent sur la corde de la démarche administrative importante (perte de données bancaires par exemple) ou du gain (sélectionné parmi les clients pour des bons cadeaux,...). La différence ici, c'est que l'on joue sur l'attirance qu'auront forcément les internautes pour un nouveau service proposé par Google. Bien plus innocent en apparence, donc à plus fort potentiel de réussite.
Au final, le compte twitter d'Xsistence a révélé qu'il s'agissait d'une farce, réalisée par Philipp Drössler, un artiste étudiant autrichien. Il insiste sur le fait qu'il s'agissait bien d'une mauvaise blague, et non d'une tentative de phishing. Une recherche Google nous renvoie vers beaucoup de liens prouvant son existence, mais cela reste à observer.
Quelle que soit la réelle nature de cette blague, voici ce que l'on peut dire à l'heure actuelle:
Donc côté marketeux, on voit la nécessité de rester en alerte sur ces pratiques, car y réagir efficacement ou, mieux, les anticiper, évite bien souvent une perte de confiance dans la relation client.
Et côté consommateurs: Toujours bien vérifier où vous mettez les pieds avant de communiquer vos données personnelles!
Ce billet sera (si nécessaire) mis à jour suivant les informations qui pourraient remonter dans les prochains jours.
Rédigé le 26/01/2010 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)